lundi 27 décembre 2010

Télégraphe électronique



Voici un petit "jouet" fabriqué pour Noël, un simple télégraphe permettant de communiquer en morse d'un étage à l'autre de la maison.

Le schéma est simple, c'est une ligne en "circuit ouvert", récupéré là: Simple Open-Circuit Telegraph Line

Pour chaque poste, une pile bâton 1,5v , un interrupteur, un buzzer.

Le buzzer est un multivibrateur astable alimentant un petit haut-parleur. J'ai ajouté une lampe en dérivation pour un avoir un effet visuel en plus de sonore.




Utilisé seul, un poste permet de s'entrainer au morse.

Cela peut sembler être un non-sens que d'utiliser des transistors pour faire un télégraphe. Mais je n'avais pas de buzzer piezzo, et utiliser des relais courants m'aurait obliger à alimenter le circuit en 9v ou 12v. Le but était de n'utiliser que des fonds de tiroir.





J'ai bien leur design, j'aimerais bien les améliorer pour transmettre de la voix, comme une sorte d'interphone...

Boite à musique



Petit, j'avais une grande collection de réveils mécaniques, qui ont tous fini dans une boite à la cave. Il était temps d'en sortir un ou deux, histoire de bidouiller leur mécanisme.

je me suis demandé si il était possible de fabriquer une petite boite à musique en utilisant un mécanisme de réveil.

J'ai commencé avec une boite à musique de ce type:



J'ai pensé qu'il suffirait de scier la manivelle, et de raccorder au mécanisme par l'axe de l'aiguille des minutes.

Je n'ai pas de photos pour détailler la marche à suivre. De toute manière, il n'y a pas de véritable méthode. Tout dépend du type de mécanisme, des éléments dont on dispose...Disons que c'est plutôt une preuve de concept.

Premièrement, il faut extraire le mécanisme, il suffit dans la plupart des cas, de dévisser par l'arrière, puis d'enlever le cadran et les aiguilles.

Gardez un maximum d'éléments, ils pourront servir dans ce projets, ou dans un autre. Il est toujours possible de trouver des aiguilles au radium, qu'il serait bête de jeter...

Il faut ensuite enlever le système de régulation. Il est facile à reconnaitre, c'est un volant d'inertie attaché à un petit ressort plan, ainsi qu'un petit étrier, c'est l'échappement, qui bat la seconde.

Une fois l'échappement retiré, plus rien n'entrave la détente du ressort.Le mécanisme se met alors en marche accélérée jusqu'à ce que le ressort soit totalement détendu. Or, il faut un mouvement uniforme. Dans les boites à musique anciennes, ce sont des pales arrangées autour d'un axe, qui, par frottement avec l'air, ralentissent le mécanisme.

Par chance le mécanisme que j'ai utilisé disposait d'un cadran supplémentaire indiquant les secondes. J'ai donc adapté un système à pales sur cet axe dépassant du mécanisme.

J'ai ensuite retiré les rouages démultipliant le mouvement de l'axe des minutes pour mouvoir celui des heures, et j'ai adapté l'un des rouages sur l'axe de la boite à musique. Une soudure à l'étain suffit à maintenir le rouage en place.



Par chance, les rouages sont en laiton, et la soudure à l'étain y tient assez bien, pourvu que le support soit propre.

On fixe le tout sur un support en bois. Et on insère dans une boite fabriquée pour l'occasion. Je ne suis pas très bon menuisier, et difficile de faire dans la finesse avec une scie sauteuse, mais le résultat est acceptable. Il faut bien faire attention à aligner le trou de la boite, avec l'axe sortant du ressort, afin de pouvoir insérer la clé qui permet de remonter le mécanisme.



On obtient une boite à musique assez simple. Le gros défaut est le bruit. En effet, le mécanisme n'est pas conçu pour tourner à une vitesse importante. De plus, la boite amplifie autant le vrombissement que la musique...



Voilà un bon petit projet qui permet de jouer avec les engrenages, et d'améliorer son travail du bois...:)

mardi 24 août 2010

Bobines d'allumage

Voici deux bobines d'allumages avec leur support, achetées dans une casse automobile.
On peut avec ces transformateurs, réaliser quelques expériences avec de la haute-tension ( voir fabrication d'une bobine de Ruhmkorff ), ou bien sur la transmission téléphonique...




Trouver des bobines:

Ces objets deviennent assez difficile à trouver depuis l'apparition des systèmes d'allumage électronique. Cependant il m'a suffit de quelques coups de fil aux casses du coin, et encore, d'ailleurs, la plupart étaient fermées pour congés.

Voici quelques conseils pour vos recherches.

-Pour les bobines "dans leur jus", n'achetez pas au dessus de 5€ pour les modèles les plus "courants". Ou bien tentez de négocier le prix en en prenant plusieurs.

-Certains modèles deviennent rares, et seront vendus 10€, en général, le garagiste fera la moue lorsque vous lui direz son futur usage. Il vaut mieux laisser les meilleurs modèles aux collectionneurs de vielles voitures!

-Si vous voulez une bobine "propre", testée et mise en boite, sans pour autant en acheter une neuve, tournez vous vers des magasins de pièce auto d'occasion. En général, ces bobines coutent aux alentour de 10€.

-Enfin, une bobine neuve peut couter entre 30 et 60€ (bof).

-Pour l'usage qu'on en fera, la première solution est selon moi, la meilleure. Et achetez en 2 ou 3 d'un coup, pour amortir le coût du voyage en essence.

-Pensez à demander le condensateur ( pour protéger lescontacts du rupteur ), qui est censé être accroché au socle de la bobine. Si le garagiste est sympa, il sera inclue dans les 5€, ce genre de condo peut toujours servir.

-Dernier conseil, si le garagiste vous demande le modèle de voiture, ou l'usage qu'on veux en faire:
[Sympa] Dîtes que c'est pour fabriquer la réplique d'une ancienne machine à haute tension, au pire le garagiste regrette d'avoir posé la question, et vous passez pour un illuminé; au mieux, il voit de quoi vous parlez et vous donnera peut être même des conseils pour l'utilisation de la bobine.
[Pas sympa, mais rapide] Vous n'avez pas envie d'expliquer ce qu'est une bobine de Ruhmkorff, dîtes simplement que c'est pour faire un modèle de démonstration, pour le lycée, la fac, projet personnel.

Les deux techniques ont été testée et la [ Sympa ] peut être très enrichissante!

Schéma interne:
(Vue en coupe )
A) Enroulement primaire ( Quelques spires de fil épais )
B) Enroulement secondaire ( Beaucoup de spires de fil très fin )
C) Noyau de fer
D)E) Isolant en céramique
F) Collerette
G) Ressort assurant le contact entre le secondaire et la borne H.T.
H) Goudron isolant


Tester les bobines:


J'ai commencé par tester à l'ohmmètre:

Entre la borne + et la borne -, j'ai mesuré 0 ohm, ok ça correspond à la résistance du circuit primaire qui est très faible.

Entre la borne - et la borne H.T., 10 Kohm, ok, c'est la résistance du circuit secondaire, du fil fin, d'une grande longueur, une grande résistance.


Pour en être certains, j'ai voulu vérifier l'élévation en tension qu'elles offraient, grâce à ce montage:



J'ai utilisé un micro dynamique à la place de la source de signal sinusoïdal.
En branchant le micro directement à l'oscillo, j'ai obtenu en le plaçant à 1cm de ma bouche, et en parlant à un niveau normal, un signal d'amplitude faible, environ 1mV.
Mais en intercalant le transformateur, le signal mesuré en sortie avait une amplitude de plus de 1V!

Ouf! Cela veux dire que ces bobines remplissent toujours leur role de transformateur. Reste à savoir si elles résisteront à la haute tension...